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Portrait du Pr Thibault Voron
Responsable du DU

Pr Thibault Voron

Chirurgien digestif — CHU Saint-Antoine, Paris

Parcours

Chirurgien digestif à l'hôpital Saint-Antoine (Sorbonne Université, AP-HP), je suis spécialisé en chirurgie oncologique digestive et prends en charge en particulier les cancers de l'œsophage, de l'estomac et du pancréas, avec un intérêt marqué pour le développement de la chirurgie mini-invasive. Je suis membre de l'unité INSERM U938 du Centre de Recherche de Saint-Antoine (« Instabilité des microsatellites et cancer »), où mes travaux portent sur les cancers œsogastriques et l'étude du microenvironnement immunitaire intratumoral. Investigateur coordonnateur de deux PHRC-Cancer (MIRO2 et ATTENUATION2) et responsable scientifique de deux autres PHRC (ALACARTE et PROPILS), je suis également membre de FROGS (FRench OesoGastric Surgeons) et siège aux conseils d'administration des sociétés savantes FRENCH (Fédération de Recherche en Chirurgie) et SFCD (Société Française de Chirurgie Digestive), ainsi qu'au conseil scientifique de la SNFCM (Société Française de Nutrition Clinique et Métabolique).

Lien vers les publications scientifiques et chirurgicales
Selon vous, qu'est-ce qui fait un bon chirurgien, au-delà du geste ?

Un bon chirurgien est évidemment un bon technicien : il sait poser la juste indication, maîtrise les étapes de l'intervention et opère d'un geste sûr, pour limiter les risques et les complications. Mais cela ne définit pas un bon chirurgien, seulement un bon artisan. Le bon chirurgien sait avant tout écouter son patient, dialoguer avec lui et ses proches, et adapter son indication comme son geste à chaque situation. Il sait aussi interagir avec toute l'équipe, en consultation comme au bloc, pour transmettre la bonne information au bon moment. Ce qui le distingue, c'est finalement une véritable intelligence sociale.

Quelle place donnez-vous à l'humain et à l'équipe au bloc opératoire ?

À l'heure de la robotisation des salles opératoires, et à la veille de l'automatisation de certaines tâches, cette question prend tout son sens. Car malgré ces avancées techniques majeures, la chirurgie demeure un acte centré sur le patient : un patient qui confie sa prise en charge à d'autres êtres humains. L'humain reste donc au cœur du bloc opératoire, et la communication au sein de l'équipe y est déterminante, dans un environnement souvent stressant et exigeant.

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